La pornographie : parlons-en !

« On asservit les peuples plus facilement avec la pornographie qu'avec des miradors ».
Alexandre Soljenitsyne

En ce XXIe siècle, la pornographie, omniprésente et totalement banalisée, s'affiche dans les publicités, s'expose à la télévision et envahit le Net. Rite d'entrée dans la sexualité et passage obligé pour les adolescents selon certains, passe-temps pour d'autres ou encore moyen de retrouver le chemin du désir... La pornographie se pare, dans notre société libertaire, de toutes les vertus. Oser affirmer le contraire nous fait passer immédiatement dans la catégorie des ringards coincés, inhibés par la « terrible » culture judéo chrétienne source de tous nos maux sexuels ! Pourtant, loin de permettre l'accession à une sexualité variée et épanouissante, la pornographie emprisonne l'individu dans des scénarios réducteurs, le privant de la richesse de ses fantasmes et appauvrissant au bout du compte sa vie sexuelle.

Quel rapport notre société entretient-elle avec la sexualité ?

Depuis la révolution sexuelle des années 70, notre société se considère enfin libérée des nombreux tabous puritains du XIXe siècle. La liberté aujourd'hui serait de s'affranchir de toute contrainte et de partir à la recherche de la jouissance infinie. Les individus sont libres de tout réaliser en matière sexuelle à partir du moment où l'autre est consentant. C'est ce que Michela Marzano, philosophe et chercheur nomme « le nouveau conformisme libertaire » et la « morale du consentement ». Plus rien n'est interdit si l'autre est consentant ! Le paradoxe contemporain, explique-t-elle, est ce grand décalage entre l'apologie de la liberté individuelle et la glorification d'un certain nombre de nouveaux conformismes !

« Ce discours séduisant sur la liberté sexuelle » poursuit la philosophe, « réduit en réalité le sexe au libre échange et la rencontre sentimentale à un contrat comme si le seul langage aujourd'hui était celui du rapport marchand  (...). Enfermés dans un monde où le corps est devenu un objet de jouissance, hommes et femmes ne sont plus capables de vivre une réelle rencontre et de donner sens au désir intense qui les anime.(...) Le désir s'essouffle et disparaît au profit d'une satisfaction pulsionnelle des plus banales ».

Pour cette dernière, la pornographie représente le symptôme d'un trouble profond qui entoure aujourd'hui notre rapport au corps et plus généralement, nos relations avec l'autre.

« La pornographie » explique-t-elle encore, « est une sorte de miroir des contradictions du monde occidental contemporain, c'est-à-dire d'un monde qui prône la liberté, tout en renfermant les individus à l'intérieur d'un système fortement normatif, d'un monde qui exalte le plaisir, tout en effaçant le désir, qui célèbre l'autonomie individuelle tout en réduisant les relations personnelles à des échanges économiques gérés par les lois de l'utilité et du profit ». Si les enfants et adolescents en sont la cible privilégiée, les adultes sont également touchés par ce phénomène. D'après une étude menée en 2004 par la N2H2, société américaine spécialisée dans le filtrage de contenus sur le réseau, Internet contiendrait 1,3 millions de sites et 260 millions de pages pornographiques.

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Qu'est-ce que la pornographie ?

Le terme « pornographie » est issu du grec « pornê » et « graphein » qui signifie selon l'étymologie « un écrit concernant les prostitués ». A partir du XVIIIe siècle, ce mot est utilisé pour indiquer les représentations explicites des organes ou des actes sexuels. Si les premiers films pornographiques sont nés pratiquement avec le cinéma, c'est au début des années 70 que l'industrie pornographique commence à s'affirmer, d'abord en Amérique, ensuite en Europe.

La pornographie présente l'acte sexuel dans son intégralité en effaçant ce qui l'entoure. Dans la pornographie, l'acte sexuel n'est pas représenté comme le fruit d'une rencontre, le moment d'un partage d'intimité. « La personne est réduite à son corps et son corps est vécu comme un objet sans intentionnalité », explique Michela Marzano. « Il n'est plus qu'une chose interchangeable. Au point que ce n'est plus la personne que l'on désire mais un corps qu'on veut utiliser afin de jouir ». La surenchère pornographique enferme les hommes et les femmes dans un monde préfabriqué où aucune rencontre libre n'est plus possible. La pornographie se caractérise ainsi par la répétition et la performance, l'accumulation et la multiplication. Elle repose sur des clichés et des rôles stéréotypés qui aliènent les spectateurs et les privent de leurs propres fantasmes. Les gestes se répètent à l'infini, tous semblables. Les partenaires se multiplient.

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Qu'est-ce qui se cache derrière le langage pornographique ?

Chasser, prendre, démonter, tuer, défoncer, exploser... Les verbes utilisés dans le langage pornographique sont empreints d'une grande violence. Les appliquer à l'être humain, c'est réduire celui-ci à un état de « chose  dont on peut se servir comme bon nous semble. A partir des années 90, le porno évolue intégrant de plus en plus de scènes ultra violentes. « Le sexe désormais filmé avec la précision d'une caméra chirurgicale endoscopique a intégré la violence et substitué la brutalité au désir (...) », observe Michela Marzano. « La pornographie contemporaine efface toutes sortes de limites et de barrières (...). Non seulement le regard peut s'insinuer partout, mais on peut aussi tout faire de ce que l'on voit et avec ce que l'on voit (...) ». Le partenaire est ainsi dépecé, mis à nu autant physiquement que psychiquement. Il n'est plus « rien » si ce n'est un amas de chair que l'autre détruit et réduit à néant. Les représentations pornographiques « défont » le processus d'unification du corps pour aboutir à une déconstruction de la subjectivité. « L'autre » en tant que sujet humain unique est totalement nié.

La pornographie engendre un monde sadique, où personne ne se soucie de ce que peut ressentir celui qui subit la violence, puisqu'il n'est qu'une « chose » au service de la jouissance de l'autre.

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La pornographie : une déconstruction de la sexualité

 Lorsque nous évoquons la notion de sexualité, nous parlons à la fois de pulsion (une tendance permanente et habituellement inconsciente qui dirige l'activité d'un individu) et d'instinct (une tendance innée et puissante, commune à tous les individus d'une même espèce). Mais la notion de sexualité humaine est très vaste et renvoie à la globalité de l'être dans ses dimensions aussi bien biologique, psychoaffective que sociale.

Tout d'abord, la sexualité est une énergie au service de la relation. Elle fait lien. En effet, la relation sexuelle est une relation interpersonnelle. L'être humain dans sa sexualité met en œuvre sa liberté. Il fait des choix et il essaie de donner sens à ce désir qui l'anime et le pousse à aller à la rencontre de l'autre. Faite de mystère, de désirs, d'attentes..., la sexualité sollicite notre personne dans sa totalité car elle est union du corps, du cœur et de l'esprit. Elle fait appel à nos cinq sens mais aussi à notre imaginaire peuplé de fantasmes extraordinaires.

Dans la pornographie, c'est la possibilité même de penser la sexualité qui est mise en échec ! Comme l'explique la philosophe « en voulant tout montrer, la pornographie ne fait que déconstruire la sexualité en la vidant de l'intérieur ». Plus de rencontre possible, plus de mystère, plus d'attentes, plus de plaisir partagé, plus de créativité... Il ne reste qu'un morcellement de corps anonymes, voués à la répétition de scènes stéréotypées offrant aux regards un « néant » abyssal. Et il est totalement inconséquent d'imaginer que ce plongeon puisse être sans conséquences pour notre vie sexuelle !

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Quand l'autre découvre...

« Je m'en rappelle comme si c'était hier » relate Laure, les larmes aux yeux. « J'étais arrivée plus tôt que prévu à l'appartement et je voulais faire une surprise à Paul. Je suis entrée sans bruit dans son bureau. Il était devant l'ordinateur et je me suis approchée pour l'embrasser. Je n'ai pas compris tout de suite de quoi il s'agissait. Sur le coup, j'ai été choquée et sidérée par l'obscénité des images. A cet instant, tout a basculé dans ma vie».Très souvent, lorsqu’une femme découvre que son compagnon s'adonne à la pornographie (car cette pratique est encore très souvent masculine), elle se sent trahie et salie. La violence des images fait naître en elle du dégoût et de la peur. Envahie par un sentiment d'incompréhension, ayant perdu les repères et la confiance qui étayaient sa relation de couple, elle se sent tout à coup très vulnérable. Sa première réaction peut-être le rejet et la colère contre son partenaire qu'elle semble tout à coup ne plus connaître. Il est primordial dans un premier temps que la personne blessée puisse exprimer ses émotions, son ressenti et son chagrin. Dire ce que l'on ressent est très important mais attention cependant à ne pas contre attaquer en condamnant l'autre sans appel ou en le blessant par de terribles paroles. L'ennemi qui s'attaque à votre couple n'est pas votre conjoint mais la pornographie.


  • vous avez perdu vos repères et vivez un véritable traumatisme affectif,
  • vous vous interrogez et tentez de comprendre,
  • vous ressentez le besoin de vous confier, d'être écouté(e), aidé(e)...
Regards Croisés vous propose un lieu d'écoute où vous pourrez dire votre souffrance, exprimer vos émotions et trouver des solutions à ce problème.

Pour prendre rendez-vous en cabinet ou en ligne, téléphonez ou contactez-moi au :

06.84.39.20.74 ou 09.60.06.26.59,

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Les jeunes et la pornographie

Les nombreuses études réalisées sur la pornographie et les jeunes montrent que ceux-ci sont de plus en plus exposés aux images pornographiques. Les jeunes ressentent un éventail d'émotions allant de l'excitation à l'agressivité en passant par la curiosité et le désir de ne plus voir ce type d'images. Dans la majorité des cas, garçons et filles portent un regard très ambivalent sur ces représentations pornographiques. Ils sont à la fois séduits par ces images car elles leur procurent des sensations très fortes mais également bouleversés parce qu'ils reconnaissent que les scénarios sont violents et fondés sur la domination et la possession. Ils se retrouvent dans une impasse, ce qui les amène parfois à séparer totalement l'affectif et le sexuel.

Comme le souligne le psychanalyste Gérard Bonnet dans son ouvrage « Défi à la pudeur », « les images sexuelles directes provoquent des fixations précoces, accentuent la coupure entre les deux modalités du plaisir et font perdre au fantasme une partie de sa capacité à les articuler ». « L'adolescent », poursuit le psychanalyste « regarde ses images comme une anticipation de la sexualité génitale à laquelle il est en train d'accéder, et il est porté à leur donner une place excessive. Étant lui-même extrêmement préoccupé de son corps et de ses organes en plein développement, de la façon de les utiliser et d'en tirer le maximum de jouissance, il apprécie énormément ces représentations directes et immédiates qui viennent anticiper sur ses possibilités du moment ». Dès lors, le jeune peut rester bloquer par ces images et ne plus être capable de développer son propre imaginaire sexuel et amoureux. Cet imaginaire qui est si important pour partir à la rencontre de l'autre. En ce sens, Les stéréotypes pornographiques entravent la possibilité de rencontrer l'autre et de faire lien.

Pour le pédopsychiatre Stéphane Clerget, « le contact précoce et répété avec la sexualité des adultes via le porno est à l'origine de nouveaux comportements chez les jeunes, caractérisés notamment par l'absence de gradation ». Sexe buccal, baiser, relation vaginale et anale... tout se mélange sans discernement. La sexualité ne se construit plus à travers diverses étapes qui permettent de découvrir toutes la gamme des émotions et sentiments allant de l'attirance physique, au désir puis à l'amour. Devenant consumériste, immédiate, abrutissante, la sexualité n'est plus qu'une marchandise comme une autre que l'on consomme sans même y penser. Elle se réduit à un « plan Cul » comme disent les ados pour savoir si « il » ou « elle » est bon(nne) ! De plus, il ressort de diverses études que la pornographie est de plus en plus le principal lieu d'information sexuelle pour les jeunes et qu'elle leur sert de modèle, ce qui n'est pas sans conséquences à la fois sur l'estime de soi des jeunes femmes et les rapports sociaux et sexuels entre les sexes.

Une véritable éducation à la vie affective et sexuelle pour combattre la pornographie

Le rôle des adultes et notamment des parents et des éducateurs est essentiel en matière de prévention. La meilleure façon de protéger les enfants et adolescents de la pornographie est de réaliser une véritable éducation à la vie affective et sexuelle. Il faut discuter de sexualité, parler et éduquer en ce domaine et ce dès le plus jeune âge et les premières questions. La sexualité fait partie de la vie et c'est dès les premiers instants qu'elle se construit, s'enrichit et se déduit de nos nombreuses expériences affectives. La sexualité se transmet et la façon que nous avons de l'aborder reflète chaque fois une conception particulière de l'humanité. Les parents sont, de par leur place, les premiers vecteurs de cette transmission. Ils doivent transmettre par leurs attitudes, leurs paroles et leurs actes une éthique en matière de sexualité qui permettra à leurs enfants de développer leur réflexion et leur esprit critique et de comprendre les enjeux psychologiques, sociaux et éthiques de la sexualité humaine.

NB : L'association « Empreintes de vie : des pieds et des mains pour la famille » propose une conférence et un parcours de réflexion sur le thème « Des clés pour réussir l'éducation affective et sexuelle de vos enfants et adolescents ». Site : http://www.empreintes-de-vie.fr

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Pornographie et dépendance

Visionner du porno seul ou en couple est devenu banal voire « tendance ». « Tout le monde en a au moins vu une fois dans sa vie !» entend-on régulièrement. « Il n'y a pas de mal à ça ! ». Certains experts le préconisent même pour relancer une sexualité défaillante dans le couple. Un petit visionnage de temps en temps pour se stimuler, pourquoi pas ? Malheureusement, comme nous l'avons expliqué plus haut, la pornographie est tout sauf de la sexualité ou de l'érotisme. Elle ne peut donc en aucun cas favoriser un quelconque épanouissement dans ce domaine !

La fascination du Net

De nombreuses personnes sont fascinées aujourd'hui par le Net et l'infini de ses possibilités. Très souvent, l'individu ressent un sentiment de vertige et de liberté en surfant sur le web ou en « chattant » avec un inconnu à l'abri de son pseudo. C'est tout à la fois grisant et excitant. Si la plupart des personnes arrivent à gérer correctement cette situation et à limiter les utilisations hasardeuses de ces nouvelles technologies, d'autres se laissent prendre au piège. Le premier piège étant la découverte de la pornographie. Avec Internet, il suffit d'un clic aujourd'hui pour être en présence d'images pornographiques. Certains, de plus en plus nombreux, n'arrivent plus à s'en passer tous âges confondus et deviennent dépendants (addicts) de ce que l'on nomme le « cybersexe ».

Qu'est-ce qu'une addiction ?

« L'addiction est une situation de dépendance vécue subjectivement comme aliénante, toute l'existence du sujet se trouvant centrée autour de la répétition d'une expérience, au détriment d'investissements affectifs ou sociaux. La notion d'addiction englobe celles de « toxicomanie » et de « dépendance », mais dépasse le cadre de la dépendance à des substances psychoactives, pour s'étendre aux toxicomanies sans drogue, ou addictions comportementales » (définition du Grand Dictionnaire de la Psychologie, Larousse). Le terme « addiction » est un emprunt à la langue anglaise, où ce mot désigne un attachement exclusif à quelque chose, partant, une toxicomanie.

La personne dépendante ne peut résister, sans angoisse ou mal-être, à cette pulsion intérieure qui l'amène à accomplir certains actes de manière compulsive et croissante. Les personnes « addicts » à la pornographie disent ressentir un besoin irrépressible de regarder des images pornos, avec la nécessité d'augmenter la consommation régulièrement. Ils ressentent une dépendance physique et psychique très forte.

La porno dépendance

Au premier stade, on peut parler d'une sorte de fascination. On découvre des sites et des images qui excitent fortement. Puis peu à peu, le besoin d'y retourner augmente de façon croissante. A un moment donné, il est de plus en plus difficile de quitter Internet. Les personnes y passent un temps considérable. Elles sont alors passées du premier stade au stade critique. Puis vient le stade chronique où la personne est sous l'emprise de son addiction. A ce stade, sa vie est réduite à sa dépendance. Elle ne vit plus que pour satisfaire ses besoins en matière de pornographie. Elle peut y passer ses nuits, s'y adonner durant son travail. Peu à peu le monde réel disparaît au profit de ces images virtuelles qui envahissent sa psyché. Surviennent alors des problèmes relationnels avec l'entourage (le conjoint, les amis, les collègues...). Plus rien n'a d'importance à ses yeux mis à part ce besoin irrépressible et compulsif de visionner toujours et encore des images pornographiques à n'importe quel prix. En effet, le piège du porno, c'est l'isolement et l'enfermement dans des schémas réducteurs et violents. Peu à peu, le dépendant n'a plus envie de rien. Il n'a plus de goûts pour ses loisirs, son travail. Au fil du temps, le sujet se dégoûte et la culpabilité s'installe.

Êtes-vous dépendant à la pornographie ?

N'hésitez pas à consulter le très beau site oserenparler sur lequel vous pourrez faire un test et découvrir si vous êtes dépendant à la pornographie. Vous pourrez également discuter sur un forum, poser des question et être mis en lien avec un conseiller.

Autres sites à consulter :

http://www.orroz.net 
  www.dites-le.ch
www.pornodependance.com
www.oserenparler.com

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Comment sortir de la dépendance ?

Se faire aider par un professionnel

Lorsque l'on est dépendant, il est tout d'abord essentiel d'être sincère envers soi-même. La personne dépendante doit prendre conscience qu’elle a un problème et accepter le fait qu’elle a besoin d’aide. Personne ne peut réaliser ce bilan à sa place et surtout pas celui qui partage sa vie. S'en sortir seul est pratiquement impossible. Il est essentiel de consulter quelqu'un qui a conscience du problème. Les conseillers conjugaux et familiaux, psychologues, psychothérapeutes, psychiatres, peuvent vous aider seulement s'ils ont conscience des méfaits de la pornographie. Si au premier entretien, l'expert vous dit que ce n'est pas grave, que tous les hommes ont au moins visionner une cassette porno une fois dans leur vie, fuyez ! Sans vous juger, un professionnel compétent vous aidera à découvrir l'origine de cette dépendance (blessures vécues dans l'enfance, mal-être, angoisse par rapport à la sexualité, manque d'estime de soi...). Il vous invitera à croire en votre guérison, vous permettra de renforcer votre confiance en vous (prendre conscience de vos côtés positifs, trouver vos points forts, choisir des activités nouvelles...) et de mieux communiquer avec l'autre. Enfin, il vous aidera à retrouver votre propre créativité en matière de sexualité vous ouvrant ainsi le chemin de la véritable liberté sexuelle.

Faire le ménage et prendre des précautions !

  • Il est important de faire un ménage drastique sur son ordinateur, ses magazines, ses DVD... Il est primordial de vider la mémoire de l'ordinateur, effacer les fichiers, les liens... Tout ce qui est relatif à cette dépendance doit être détruit.

  • Installer un contrôle parental qui interdise l'accès à la pornographie.

  • Mettre son ordinateur bien en vue, dans un endroit où il y a du passage (couloir, salon...)

  • Repérer le contexte des chutes (envie de visionner). Plutôt le soir quand vous êtes seul, quand vous êtes stressé, angoissé...

Croire que la guérison est possible et ne pas se dénigrer

Sortir d'une dépendance est très difficile même si le désir de s'en sortir est puissant. Les rechutes sont fréquentes. Garder confiance et accepter que le chemin de guérison soit long et douloureux est primordial. On ne peut pas parler de désintoxication totale avant 18 mois. Les rechutes sont fréquentes à 3 semaines pour les nouveaux et 3 mois pour les anciens. Dans tous les cas, ne perdez pas courage et ayez confiance en vous tout en sachant qu'il est très important de ne jamais présumer de ses forces et de ne pas se mettre en danger.


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Bibliographie utilisée :

« Défi à la pudeur », Gérard Bonnet, éditions Albin Michel
« Alice au pays du porno », Michela Marzano, éditions Ramsay
« Malaise dans la sexualité », Michela Marzano, éditions JC Lattès
« La pornographie ou l'épuisement du désir », Michela Marzano, éditions Buchet-Chastel
« La sexualité tout simplement », Luc Crépy, Marie-Noëlle Fabre, Les Editions de l'Atelier
http://www.orroz.net (chapitre "comment sortir de sa dépendance")